C’est dans le pays des Vénètes que les Romains fondent une nouvelle ville au 1er siècle av. J.C. : Darioritum, car tel est alors son nom, est un centre prospère, à la rencontre des voies commerciales terrestres et maritimes. A la fin du IIIe siècle, la menace des Saxons amène les Gallo-romains à jeter les bases d’une ville fortifiée sur la Colline du Mené, qui devait atteindre à la fin du Moyen Age une superficie de dix hectares. |
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Poher - Le Poher est une ancienne principauté apparue au Haut Moyen-Age dans l'Ouest du centre de la Bretagne et dont la capitale était la cité gallo-romaine de Vorgium, devenue Carhaix après la chute de l'Empire romain. Le nom du Poher dérive de Pou Kaer, Pou étant une évolution du latin pagus' = « pays » ou ancienne circonscription des cités gallo-romaines et kaer, vieux breton, « ville fortifiée ». |
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Pays de marins et de terriens, la Bretagne est peu connue pour sa tradition urbaine originale et diversifiée, puisqu'on pas moins de quatre générations de villes. Toutes ces cités renaissent sous l'ancien régime avec l'essor de l'industrie de la Toile : fil, drap, toile à voile. Plus lieux de négoce que de production d'une industrie surtout rurale, les villes se parent de constructions en Pierre, matériau à la mode, imposé par la sécurité, et souvent extrait des châteaux-forts déchus ou des enceintes de villes devenues inutiles. |
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Les petites cités de caractère figurent, sans conteste, au rang des destinations les plus prestigieuses de la péninsule armoricaine, de ces hauts lieux du " finisterre " de l'Europe, à découvrir impérativement pour appréhender l'identité bretonne. Déjà, leurs sites originels sont forts : escarpements et éperons, propices aux " roches fortes " ; confluences et fonds d'estuaire, points d'échanges naturels entre terroirs, entre univers de la terre et de la mer ; promontoires et terrasses, havres de méditation et de contemplation au dessus des marais salés et des tourbières, des plaines et des vallées opulantes. Appels irrésistibles pour les guerriers, les marchands ou les clercs fondateurs en ces temps immémoriaux. |
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La troisième génération de villes bretonnes coïncident avec la montée de la féodalité, l'éclatement de pouvoir ducal et des trois contes de Nantes, Rennes ou de Cornoaille au profit de leurs proches, vicomtes ou barons, qui entendent incarner leurs hautes fonctions dans la possession de terres et de châteaux. Ainsi s'explique, dans la première moitié du XIème siècle, la constitution des plus importantes seigneuries châtelaines. L'exemple est vite contagieux et suscite la création de mottes féodales auprès desquelles naissent "les bourgs castraux". Ces mottes, buttes artificiels surmontées de donjons en bois, sont établies à proximité de gués ou de ponts. |
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